Pour Véronique Margron, en écoutant les témoignages des victimes, les
experts de la Commission Sauvé ont vécu une « traversée de l’en-bas », selon
l’expression du théologien Maurice Bellet. Elle le cite : « Le seul remède
spécifique à la tristesse de l’en-bas : qu’il y ait de l’humain dans cette région-
là, suffisamment proche et suffisamment libre de l’horreur, pour que ce soit
présence et paroles auxquelles on puisse enfin se fier. »
La présidente de la Corref enjoint désormais « évêques, responsables
religieux » mais aussi « chrétiens, catholiques, humains » à faire eux-mêmes
cette traversée et à se tenir au plus près de la souffrance des victimes. À être
« les témoins des témoins ».

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