Dans ce film, François Ozon part des témoignages recueillis directement auprès des personnes victimes d’abus sexuel par un prêtre. En retraçant leur parcours, on les voit se heurter au silence, au déni de l’institution Église. Il n’y a aucune volonté de vindicte contre celle-ci chez le réalisateur. On y trouve lucidité, lutte, espoir, explorant plusieurs facettes sans se limiter à un regard trop facile.

Ce film parle de la douleur des victimes, de la lente reconstruction possible grâce à la parole libérée, de la culpabilité, du pardon, de l’impardonnable, de la culture du secret dans cette institution … Secret et silence qui s’avèrent si dévastateurs.

Un grand mouvement de libération de la parole s’est levé suite à tous ces dévoilements et une volonté de réponses, de changements au sein de l’institution Église. Des ouvrages apparaissent dont celui de Marie Jo Thiel, théologienne et d’autres, qui développent l’idée d’un « phénomène systémique » à analyser pour comprendre ces actes de pédocriminalité et la manière de réagir en interne.

À titre donc individuel et collectif, nous sommes troublés, invités à une réflexion en profondeur. Et notre foi, dans tout ça ? Nous sommes invités, comme dans toute crise à creuser au fond de nous-même pour élargir le regard, discerner et avancer dans l’exigence de ce qui nous paraît juste. « La Vérité vous rendra libre » Jean 8,32.

Nous nous proposons de partager nos réactions, nos interrogations et nos points de vue. Et donc en préparation de cet échange, nous dégagerons des questions que nous vous vous enverrons ainsi que des textes traitant le sujet et une bibliographie.

Fiche d’inscription proposition n°14


Le samedi 7 Mars 2020 de 9h30 à 12h
Dominica MARSAUDON-MULLOY