La déchirure de notre condition humaine nous forge trop souvent un regard des apparences. La réalité nous oblige à une confrontation entre nos aspirations au bonheur et ce qui l’enraye, au mal en nous, en l’autre, dans notre vie sociale mais dans les conflits de par le monde.

Comment passer de « l’abime du mal au pouvoir de pardonner ? » Quel regard portons nous sur cet abime sans le nier ?

“Rien ne s’efface, ni la violence qu’on a faite ni celle qu’on nous a faite. Mais leurs traces peuvent être ‘couvertes’ ou béantes, à découvert, ou non investies pour l’instant. Ce qui laisse entrevoir autre chose… » (Daniel Sibony)

Et si cette « autre chose » était ce regard de pardon ?

« La question du sens du pardon est ouverte. Cette ouverture n’est autre que celle de l’existence aux questions du mal, de la culpabilité, de la responsabilité, de la reconnaissance dans le rapport à soi et aux autres. » (Yves Charles Zarka)

Quels sont les étapes de ce processus ?

Reconnaître qu’on a été blessé. Prendre la bonne décision. Dire sa souffrance. Recevoir la guérison et s’ouvrir au don du pardon. Et comme nous y invite Lytta Basset « s’ouvrir au désir de tourner la page ? » Sachant que le pardon n’est pas oublier, ni excuser, ni se réconcilier systématiquement, ni une obligation de réciprocité, ni un déni de la justice et encore moins l’idée de changer l’autre.

Résilience, réconciliation, pardon sont toujours à revisiter… car quel regard possible avec l’impardonnable ?

En nous appuyant sur des textes bibliques, des écrits et notre expérience de vie, nous y réfléchirons ensemble… Un dossier sera notre base commune pour nous questionner et élaborer notre cheminement de groupe sur ce sujet.

Fiche d’inscription proposition n°8.


Samedi 21 mars 2020 de 9h30-17h
Avec Marie Claire MARTIN